mercredi 18 mars 2026

LA DOUCE FRANCE N° 19 (2e année) - FÉVRIER 1920

LA DOUCE FRANCE
N° 19 (Février 1920)
[Date de publication : Février 1920 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Sous-titre, Rédacteur en chef, Illustration, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeur, Rédacteur en chef, Année, Numéro, Sommaire, Abonnements, Mentions ("M. Emm. de Thubert reçoit aux bureaux de La Douce France, 251, Boulevard Raspail, les mercredi et samedi, de 10 h. à midi." / "Adresser tout ce qui concerne l'administration à M. Paul Thomas (Bureaux de la revue, 251, Boulevard Raspail)."), Tirage de luxe - 3e de couverture : Dépôts ("La Revue est en vente aux librairies : "L'Action Française", 14, rue de Rome (Paris) / Audé, 35, avenue Mozart (Paris) / Boigelot, 54, rue de la Loi (Bruxelles) / Boulinier, 19, boulevard Saint-Michel (Paris) / Crès et Cie, 116, boulevard Saint-Germain (Paris) / Emile Paul, 100, rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris) / Ernest Finck, 27, rue de la Nuée bleue (Strasbourg) / Floury, 1, boulevard des Capucines (Paris) / Le Soudier, 174, boulevard Saint-Germain (Paris) / Librairie Théâtrale, 11, boulevard des Italiens (Paris) / Loyer, à Vichy / Méa, 1 bis, rue du Havre (Paris) / Rey, 8, boulevard des Italiens (Paris) / Stock, 155, rue Saint-Honoré (Paris) / Galerie Druet, 20, rue Royale (Paris).") - 4e de couverture : Imprimeur - Page [281] : Mention ("Les lecteurs de La Douce France trouveront, entre les pages 296 et 297, une gravure au canif originale de Paul Deltombe.") - Bas de page 360 : Gérant - Pagination : 80 pages]
Sommaire
Paul Sérusier : Étude, dessin (p. [282])
Emmanuel de Thubert : Malesherbes, poème [à mon ami François Bidet] (p. [283]-285)
François Bidet : L'économie nouvelle, essai (p. [286]-307)
Paul Deltombe : Gravure au canif originale, bois gravé [est inséré entre les pages 296 et 297 de l'article précédent] (hors texte)
La Rédaction : L'architecture des morts, essai [suite et fin] (p. [308]-315)) 
Narcisse Quellien : L'amour celtique, étude (p. [316]-318)
Emmanuel de Thubert : Dans les ateliers : Paul Sérusier, étude [illustrée de 3 dessins dans le texte et de 2 dessins hors texte de Paul Sérusier (p. [320], [322])] (p. [319]-327) 
Grandigneaux : L'apprentissage des métiers d'art, étude [La défense de l'art français ; Les traditions nationales et professionnelles ; Les projets législatifs ; Le conflit administratif ; Le conseil supérieur de l'enseignement technique] (p. [328]-336)
Emmanuel de Thubert : Notes de guerre : Tranchée Lebras. Tranche Clisson, journal [datées du 1er décembre au 9 décembre 1915] (p. [337]-348)
Germaine de Roctière : Chansons de bergères : Le cœur dur, chanson [partition (p. [349]) et texte (p. 350-351) - recueilli en Poitou par Germaine de Roctière] (p. [349]-351) 
*** : Revue des revues, chronique [La Renaissance d'Occident, 1re année, n° 1, janvier 1920 (Bruxelles-Anvers). - La revue se propose de réunir tous les hommes de talent sincère sans parti-pris. Elle étudiera les grands courants qui sillonnent la vie scientifique, et ceux qui peuvent traverser la vie universitaire si étroitement liée au développement de la civilisation... ; Les Jours nouveaux, cahier n° 9, 25 janvier 1920 - suite de la Renaissance contemporaine et revue de la Société des Artisans des Jours Nouveaux... ; L'Architecture, 15 janvier 1920. - Une notice de M. Formigé sur les bâtiments de l'école des Beaux-Arts... ; Les Arts français, n° 34. - Un petit tableau de l'art religieux moderne par Maurice Denis...] (p. [352]-356) 
*** : Bibliographie, comptes rendus [de : Le Roi triste, poèmes par Joseph Mélon - (p. [357]-358) ; La Politique coloniale du Père Ubu, par Ambroise Vollard - (p. 358) ; Aspects et figures de femmes, par Edmond Pilon - (p. 358-360)] (p. [357]-360)

Documents

"Gravure au canif originale, bois de Paul Deltombe (hors texte)"


"[Dessin] de Paul Sérusier (p. [320])"

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[INDEX DES CONTRIBUTEURS]
[INDEX DES RECENSÉS]
[ACTUALITÉ AUTOUR DES PETITES REVUES]

mardi 17 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 11 - 1er FÉVRIER 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 11 (1er février 1891)
[Date de publication : 1er février 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse ("M. Bernard Lazare, 28 rue de Bruxelles"), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; Léon Vanier : 19, Quai Saint-Michel ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides ; Librairie du Merveilleux : 29, rue de Trévise // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Maurice Barrès, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Jean Moréas, Gabriel Mourey, Francis Poictevin, Ernest Raynaud, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Encart publicitaire (Jean Moréas / LE PELERIN PASSIONNE / L. Vanier, éditeur), Annonce (Sous Presse : DIPTYQUE de Vielé-Griffin) ; Imprimeur - Bas de page 64 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Henri de Régnier : A propos des mémoires d'un homme de qualité, étude [à propos d'Edmond de Goncourt] (p. [33]-39)
Alphonse Germain : Aux intellectuels, essai  [en épigraphe, citation de Balzac : "L'Etat pourrait solder le talent, comme il solde la Baïonnette ; mais il tremble d'être trompé par l'homme d'intelligence comme si l'on pouvait longtemps contrefaire le génie."] (p. [40]-44) 
Paul Adam : Au vieillard !, essai (p. [45]-48) 
Edmond Cousturier : La paix chez soi et à l'extérieur, essai (p. [49]-52) 
Bernard Lazare : Les Fleurs, conte [à Stuart Merrill - en épigraphe, citation de Shelley : "Et je regardai la profondeur du lac paisible."] (p. [53]-57)
Francis Vielé-Griffin : Le banquet d'hier, compte rendu [à propos du "banquet du Pèlerin passionné" offert à Jean Moréas] (p. [58]-62)
*** : Notes et notules, brèves [Les livres. - Le don d'enfance de Fernand Séverin (p. [63]) ; Le Pèlerin passionné, par Jean Moréas (p. 30-31) ; M. Maurice Maeterlinck achève une introduction à l'Ornement des noces spirituelles, par Ruysbroeck l'Admirable, traduit du flamand par l'auteur de la Princesse Maleine... ; Dans le n° du 7 janvier d'Art et critique, M. Jean Jullien, qui fut le directeur si accueillant de cette revue où (si nous ne nous trompons), - en Magnard qui ne fit pas regretter l'autre, - il rédigea de petites chroniques signées Gorgias, annonce que cet hebdomadaire cesse de paraître... ; Dans les Débats, sous la signature de Monsieur Paul Desjardins, jeune et désinvolte normalien, cette phrase qu'on n'inventerait pas. / "Or, je voudrais aujourd'hui (pour complaire à quelques amis, et quoique la littérature ne soit pas mon affaire propre) indiquer d'où viennent ces jeunes gens, et ce qui a chance de rester d'eux, tout éphémère qu'ils soient."... ; Les Parisiens qui eurent le 27 janvier 1889 la velléité de reconquérir, par un vote célèbre, leur liberté, l'ont perdue définitivement cette année vers la même date. / La fille Elisa et Thermidor ont dû prendre à leur tour le chemin de l'exil. ; M. Sulpice Bouchor fait représenter aux Marionnettes un mystère qui traite d'un curieux cas d'obstétrique légendaire mis en vers par Bouasse Lebel. ; Vient de paraître : Chez Kolb : Robes rouges par Paul Adam ; chez A. Lemerre : Presque par Francis Poictevin. ; Le Théâtre d'art consacrera sa soirée du 27 février à : L'Après-midi d'un faune, de Stéphane Mallarmé, et au Mystère de la Fille aux mains coupées, de Pierre Quillard.] (p. [63]-64)

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lundi 16 mars 2026

FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN : LES ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES, UN « FUMOIR SPÉCULATIF »

"Francis Vielé-Griffin", par Jean Veber (1898)
Francis Vielé-Griffin (1864-1937) fut l'un des grands poètes du Symbolisme. "Son vers, dira André Breton qui l'admirait, est le plus ensoleillé de l'époque, le plus fluide". Son œuvre, importante et pourtant méconnue, influença non seulement la deuxième génération symboliste, mais aussi celles qui suivirent. Il est un des rares hérauts du mouvement de 1886 à avoir été publié à la nrf de Gallimard sans renier ni ses maîtres ni même le Symbolisme. Et c'est tout naturellement qu'il fut élu président de l'Académie Mallarmé à sa fondation en février 1937. Essentiellement poète, il fut aussi un homme de revues. Fondateur, avec Paul Adam et Henri de Régnier, des Entretiens politiques & littéraires (1890-1893), on retrouve son nom dans la plupart des publications de la fin-de-siècle et dans de nombreuses revues de jeunes parues dans les vingt premières années du siècle suivant. L'énumération des titres en serait, certes instructive, mais aussi bien fastidieuse, aussi nous contenterons-nous de mentionner celles, déjà bibliographiées ici, dans lesquelles son nom apparaît : Les Heures, Tablettes, L'Occident, Les Bandeaux d'or, Vers et Prose, La Vie des Lettres, Le Recueil pour Ariane ou le pavillon dans un parc, L'ÉventailLes Cahiers, Les Trois RosesLe Buccin, Le Manuscrit autographe. Lançant leur enquête sur "les revues d'avant-garde" pour le n° 62-66 (décembre 1924) de Belles-Lettres, Maurice Caillard et Charles Forot ne pouvaient manquer de l'interroger. Et, puisque nous avons entrepris de publier les notices bibliographiques de plusieurs livraisons des Entretiens politiques & littéraires, nous reproduisons opportunément la longue réponse de leur directeur.

FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN

Lutèce, la Vogue, la seconde Vogue avaient disparu ; un besoin de travail esthétique et créateur avait induit les meilleurs d’entre les jeunes écrivains en l’espoir qu’un répit leur serait accordé de quelques années, leur permettant l’élaboration recueillie de l’œuvre qui était en eux. Ils ne réclamaient que la déférence, de l’attente et du silence ; mais il n’en pouvait être ainsi. Des principes tumultueusement émis avaient soulevé trop d’hostilités. Le journalisme ne s’était pas encore imposé les règles commerciales qui en font aujourd’hui, en matière littéraire, une manière d’entreprise de publicité avec ses tarifs que connaissent les éditeurs. Le journaliste trouvait motif à copie où il lui plaisait ; il lui était loisible de citer nominalement un homme de lettres sans que celui-ci ou son éditeur eussent à passer au préalable à la caisse du patron ou de l’administrateur. Nos rédacteurs de feuilles boulevardières trouvaient, donc, un stimulant inépuisable à leur verve dans cette « décadence » et ces « décadents » hypothétiques. Au surplus, ils rendaient ainsi service à la littérature nouvelle, car la négation, en pareil cas surtout, vaut l’affirmation ; et les jeunes écrivains débordés par les communiqués de l’Argus de la Presse, s’amusaient volontiers de tout ce bruit offensif et même profitable à leurs idées, ne songeant même pas à y mêler leurs voix.

Tout pourtant n’était pas gracieux dans ces appréciations, ou mieux, ces dépréciations de leurs efforts ; mais leur existence publique s’en confirmait de jour en jour, c’était, se disaient-ils, au souvenir du « barbare fou », de Victor Hugo, au « balai ivre », d’Eugène Delacroix, une des formes de la gloire. Cependant le Naturalisme avait déteint sur la phraséologie des homes d’esprit du Figaro, et c’est, non sans quelque dégoût révolté, que nos jeunes idéalistes y lisaient en nouvelle à la main, après un préambule plutôt pénible concernant la Tour d’ivoire, cet aphorisme : « les Symbolistes sont donc des Poë de chambre ? » L’esprit français a connu plus de finesse ! Aussi bien, lorsque Émile Zola lui-même, irrité autant qu’étonné de n’avoir pas enterré avec Victor Hugo l’Idéalisme et la Poésie, s’emportait, dans un article du dit Figaro, jusqu’à traiter nos Symbolistes d’« empoisonneurs », tels de ceux-ci sentirent que l’heure de la réserve laborieuse et du silence fécond n’avait pas encore sonné pour eux.

Paul Adam rentré de Nancy, l’âme encore frémissante d’une campagne électorale, s’aboucha avec Vielé-Griffin et Henri de Régnier : ils rédigèrent une réponse que Maurice Barrès le nouveau député s’offrit à faire passer dans la Presse.

Elle était fort digne, fort noble et fort belle, si je me souviens, cette réponse : je regrette de n’en avoir pas gardé la minute. La Presse nous renvoya au Figaro où avait paru l’attaque ; là, Francis Magnard, guidé par l’amabilité déférente qui caractérisa toujours ses rapports avec les lettrés, fut remarquer aux jeunes protestataires que leurs signatures n’avaient pas assez de poids : « Apportez-moi, disait-il au résumé, un manifeste, un grand article que signera un groupe nombreux, je vous le ferai passer en première colonne. »

Il apparaissait très clairement dès lors qu’une campagne affirmatrice devrait être entreprise et, devant les procédés dilatoires des journaux qui par ailleurs accumulaient leurs diffamations, on se résolut à publier une « revue de combat » : c’est l’origine des Entretiens politiques et littéraires, dont le titre lui-même est une petite révolution.

La littérature, depuis bien des années, s’était murée dans sa « Tour d’ivoire » ; désormais, elle se mêlerait activement au problème quotidien. Sans doute, du socialisme chrétien mâtiné de boulangisme, elle marcha assez rapidement aux conclusions logiques et follement idéalistes de l’anarchie : C’est au bruit des explosions et par l’éloge de Ravachol que se clôt cette première intrusion de l’idéalisme symboliste dans l’art de gouverner la cité ! Il n’en faut pas moins constater que les débuts de « l’intellectualisme » politique dont nous ne voulons pas apprécier le rôle prépondérant dans l’histoire des trente dernières années de République française, se retrouveront en partie dans cette petite feuille rouge, dont furent nommés rédacteurs en chef et successivement le catholique Georges Vanor et le sémite Bernard Lazare. Je ne sais, tant ces épisodes sont liés aux souvenirs et aux amitiés de ma jeunesse, s’il me serait possible d’analyser sans longueur et sans partialité, ces trois années de combats joyeux pour le triomphe d’un idéal de logique et de liberté. Depuis nos divergences se sont accentuées, nos routes ont bifurqué, la mort est intervenue…, et la Vie et les ambitions amoindrissantes.

Aussi bien, peut-on se borner à citer l’avant-propos du troisième volume :

« Il n’est peut-être pas inconvenant, au début de cette année 1892, la troisième de notre périodicité, de préciser le caractère, déjà sensible, de cette publication.

Fréquemment (et nous aurions mauvais gré de n’en pas remercier nos gracieux critiques) des juges ont compris, en bonne place, ces Entretiens dans des énumérations de « jeunes revues » ; or nous ne saurions accepter, sans arrogance, cette double gracieuseté… Non, ces Entretiens n’ont eu souci que de justifier leur titre même…

Appellerons-nous ce léger in-16 carré un « fumoir spéculatif » ; où se donnent rendez-vous quelques esthètes pour y deviser des choses qui les sollicitent, au hasard des circonstances ? Peut-être serait-ce quelque peu prétentieux ; mais, puisque la métaphore nous guide, admettons que M. Paul Adam ouvre grande notre croisée, parfois, pour haranguer d’un beau socialisme idéiste la Rue, puis, se retournant, symétrise en larges synthèses nos divergences esthétiques ; admettons que M. Henri de Régnier se penche, silencieux, pour allumer son cigare d’un feuillet embrasé des Rougon-Macquart ; M. Félix Fénéon déchiffre, en se jouant, d’illisibles manuscrits de Jules Laforgue que lui communiqua M. T. de Wyzéwa ; M. Bernard Lazare narre quelques légendes noblement ou cruellement symboliques ; M. Jean Thorel avertit ; M. Pierre Quillard approuve, à demi ; M. Lucien Muhlfeld logique, objecte ; là, MM. É. Dujardin, G. Vanor, Th. Randal, A. Germain ; ici, MM. Ferdinand Hérold, É. Goudeau, J.-E. Schmitt, G. Mourey, J. Cousturier, G. Lecomte ; M. Bailly donne un conseil ; M. Vanier un renseignement ; d’un sourire, MM. Mallarmé et Verlaine, nos maîtres, approuvent ou admonestent ; la porte toujours, entrebâillée, s’ouvre sur de nouveaux survenants : MM. André Gide, Stuart Merrill, Pierre Louÿs, d’autres, et tant qu’il restera métaphoriquement un fauteuil et un cigare… »

« Fumoir spéculatif », en effet, riche d’hyperboles et de gaîté : sérieux d’âme et de pensées que voile un paradoxe, amour sans limite et sans restriction de l’art et de la justice, union dans cette grande folie du rêve et de l’espoir qui magnifie toute jeunesse au seuil de la réalité, et qui est la noblesse perpétuée de l’humanité même. Nous avons connu aux jours lointains de cette « terreur symboliste » qui dura plusieurs années, j’en appelle à ceux qui abordèrent leur vingtième année à mes côtés, des joies et des triomphes qu’aucune gloriole académique ne pourra égaler. Aucune victoire pour une âme bien trempée ne vaudra la lutte ; et l’acquiescement unanime lui apparaît de loin comme la décrépitude de l’Idée qui a porté son fruit.

Ainsi parlions-nous dans notre « fumoir spéculatif » ; et, pour le public, nous rédigions paradoxes et lazzis, notules hyperboliques et déconcertantes ; lui faisant assavoir, en caractères gras, que : « Pour être appréciés, ces Entretiens doivent être lus avec attention et intelligence. »

En politique, si politique il y eut ? la simplicité logique et généreuse de nos collaborateurs fut dévastatrice de toute notion concrète ; ils n’acceptaient que l’absolu ! Vanor réclamait le châtiment des blasphémateurs et que la langue des banqueteurs du Vendredi-Saint fût percée d’un fer rouge ; Bernard Lazare, devant l’affolement que produisit l’acte de Ravachol, citant Berthelot lui-même alors ministre, publiait, malgré telle ordonnance assez naïve d’un gouvernement paternel, la formule de la dynamite !

Les Entretiens politiques et littéraires naquirent, semble-t-il, à leur heure pour souligner de leur attitude l’élargissement des préoccupations intellectuelles des jeunes lettrés de cette heure précise. On peut dire d’eux, sans exagérer la portée de cette équipée de jeunesse ni chercher l’origine de toute la pensée contemporaine dans ces trop brefs feuillets hyperboliques, qu’ils furent trop goûtés de l’élite d’alors et trop imités par la suite pour n’avoir pas correspondu à des nécessités intimes.

C’est au Mercure de France, dont Alfred Vallette promettait de faire une revue née pour la durée, et on sait qu’il a tenu sa promesse, que se consolida le mouvement « symboliste ».

Les Entretiens, « faculté de combat », s’effacèrent à l’heure par nous choisie, leur but étant atteint.

(p. 204-207)

dimanche 15 mars 2026

CARREFOUR (2e année) N° 4 - MAI-JUIN 1932

CARREFOUR
2e année - N° 4 (Mai-juin 1932)
[Date de publication : Mai-juin 1932 - Couverture : Illustrée et imprimée en bleu sur papier gris ; Sous-titre, Titre, Deuxième année, Date - 2e de couverture : Mention ("Sans but lucratif"), Titre, Sous-titre, Adresse, Directeur, Comité directeur, Secrétaires de rédaction, Abonnements, Mentions ("Il sera rendu compte de tout ouvrage adressé au siège de la Revue. / Les auteurs sont seuls responsables de leurs articles. / Les manuscrits ne sont pas rendus. /  Tous droits de traduction et de reproduction réservés."), Sommaire - 3e de couverture : Encarts publicitaires (Editions Labor ; Librairie "Le Livre Belge") - 4e de couverture : Encart publicitaire (pour "L'Eglantine (Maison d'édition)" : Vient de paraître : Bruxelles... Atmosphère 10-32, par Albert Guislain / Du même auteur : Découverte de Bruxelles (Prix Edmond Picar 1930)") - Bas de page 65 : Annonce (A paraître / Editions "Carrefour" / L'Âme éparse / poèmes par Joseph Mercier) - Bas de page 77 : Encart publicitaire (Papeterie Paquet-Schobben) - Page [89] : Bibliographie (Éditions Carrefour : J.-L. Vandermaesen, Les Faces noires / Jean Roussel, Les Aubes ferventes / Joseph Mercier, L'Âme éparse / Pour paraître fin 1932 : Anthologie des écrivains du groupe Carrefour - Page [90] : Encart publicitaire ("L'Imprimerie Genard, Seraing, 17, rue de Colard-Trouillet") - Page [91] : Imprimeur - Remarque : Décalage du foliotage - Pagination : 32 pages]
Sommaire
J.-J. Donnay : Le Débardeur, nouvelle (p. 60-62)
Constant de Horion : Soir rouge, poème en vers libres (p. 63)
Raymond Offner : Pour la paix, essai (p. 64-65)
Luciane : Le Pays noir, poème [à Monsieur J. L. Vandermaesen / en témoignage d'admiration pour les pages  magnifiques qui m'ont fait aimer Les Faces noires - daté "mai 1932"] (p. 66) 
J[oseph]. Mercier : La Provence dans "Les Lettres de mon moulin" et "Tartarin de Tarascon", étude (p. 67-69) 
Jean Roussel : Lettres nord-africaines, compte rendu [de trois ouvrages de Pierre Hubac : Les Masques d'argile, Les Gueux de mer, Avenir et mission de la nouvelle littérature coloniale] (p. 70)
Émile Parent : Essais sur l'architecture : Une étude (suite et fin), essai (p. 71-72) 
Marcel Fabry : Luttes, poème en vers libres [en 4 parties] (p. 73-77) 
Jean Roussel : Les Pauvres, poème (p. 78) 
René-Antoine Maréchal : Honoré Levecque dessinateur à la plume, étude (p. 79-80)
A. C., M[arcel]. Martin, J[ean].-L[ouis]. Vandermaesen : Les Livres, comptes rendus [de Victor Snell : La Grammaire en zig zag - signé A. C. (p. 81) ; Georges Soyer : Je n'ai pas découvert l'Allemagne - signé M. Martin (p. 82) ; Jean Deilh-Cockelaere : Le Sonneur de cloches (p. 82-83) ; Simone Routier : Ceux qui seront aimés (p. 83-84) ; Simone Routier : Paris, Amour, Deauville (p. 84-85) ; Louis Arraou : Un Martien sur la Terre (p. 85-86) ; Victor Serge : Littérature et Révolution (p. 86) ; Gérald Bertot : Les étudiants sont-ils des primaires (p. 87)] (p. 81-87) 
J[ean].-L[ouis]. Vandermaesen : Parmi les Revues, chronique [Nous retenons : Europe consacre un numéro spécial à Goethe... ; Books Abroad : "History of the World War" par Sidney BB. Fay... ; Les Humbles : Poèmes et bois gravés de Joseph Quesnel... ; L'Avant-Poste : "Lady Alice", un acte de Max Deauville... ; La Revue Nationale : "La célébration du cinquantenaire de la Jeune Belgique", par Léon-Louis Sosset. ; La Parole universitaire : "Les Pèlerins d'Emmaüs", très bon poème de P. G. Lefebvre. ; J'ose (qui vient d'adopter le format revue)  publie de très bonnes pages de Paul Champagne et de Justin Sauvenier. ; Instruire par la plume de son Directeur, nous présente deux peintres de chez nous... ; Le Thyrse reproduit un portrait d'André Baillon, mort récemment... ; Iris lui aussi vient d'adopter un autre format... ; Paris-Bruxelles qui depuis plusieurs lustres mène un peu le même combat et avec non moins d'ardeur, publie un leader article de Raymond Colleye... ; La Vedette littéraire elle aussi a fait peau neuve... ; La Tramontane s'excuse de n'avoir pu paraître en temps opportun... ; Nous avons reçu... ; Information. - On annonce à paraître aux éditions "Héna", Caprice, un acte en vers de Jean Honorez...] (p. 87-88)

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samedi 14 mars 2026

LA MOMIE CHANTE N° 7 - DÉCEMBRE 1933

LA MOMIE CHANTE
N° 7 (Décembre 1933)
[Date de publication : Décembre 1933 - Couverture : Sans - Manchette : Année, Numéro, Date, Prix du numéro, Titre, Sous-titre, Directeur, Abonnements, Adresse, Mention ("Organe des Amitiés Turco-Egypto-Persanes (Ligue Asiatique)") - Bas de page [2, col. 1] : Encart publicitaire ("Hôtel des ventes de la Limite, 29, rue de la Limite, Bruxelles") - Bas de page [2, col. 2] : Encarts publicitaires ("Marbrerie Didier Froment / 40, R. Van Dost Bruxelles" ; "Fabrication de Fauteuils et Divans, M. Peeters, 29, rue de la Limite, Bruxelles") - Bas de page [3, col. 1] : Encart publicitaire ("Henri Knosp, Réparations d'instruments à cordes en tous genres, 6, Galerie Bortier, Bruxelles") - Bas de page [3, col. 2] : Encart publicitaire ("La meilleure bière de fabrication belge : Export Piedboeuf remporte le 1er prix au Concours National des Bières de Bruxelles") - Bas de page [3] : Annonce ("A partir de janvier le journal sortira des presses le 15 du mois. Ce pour des raisons d'impression.") - Bas de page [4] : Imprimeur - Pagination : 4 pages]
Sommaire
Gaston Knosp : La source orientale de la musique d'Espagne, étude [illustrée d'un bois d'Isidorus Van Mens (bas de p. [1])] (p. [1]-[2, col. 1])
Jean Groffier : Le Sionisme, essai (p. [2, col. 1-2])
Jean Mallinger : Le culte du soleil dans l'Antiquité III, essai [sous la signature de l'auteur, cette précision : "Avocat à la Cour d'Appel" - à suivre] (p. [2, col. 2]) 
Féridah Guarini : Poème, poème en prose (p. [2, col. 2]-[3, col. 1])
Jean-Jacques Gailliard : Enquête, réponse [voir n° 6] (p. [3, col. 1]) 
*** : [Appel], appel à abonnements ["Si vous êtes partisan de la lumière et de la liberté de penser, abonnez-vous à ce journal. Soutenez-nous. / Nous n'avons pas de caractère politique, nous analysons simplement et d'une manière objective tous les événements qui nous entourent. Nous sommes déjà certains de vivre. Donnez-nous les possibilités de nous développer."] (p. [3, col. 1])
Dixi : Expositions de novembre, comptes rendus [Rétrospective Modigliani au Palais des Beaux-Arts ; A la "Galerie du Studio", le peintre B. Czedekowski ; A "l'Atrium", F. Westendorp et G. Pauwelsz ; A la Galerie "Nos peintres", René de Pauw] (p. [3, col. 1-2]) 
***Communiqués, échos [Lundi 11 décembre : 20 h. 15. - Au cours d'un débat relatif à la question juive, M. Jean Groffier, y exposera un point de vue... ; Mercredi 13 décembre : 20 h. 15. - A l'ancien Hôtel Communal de Laeken, M. Jean Groffier développera un sujet d'actualité : Le Sionisme... ; Ligue pro-indoue. - Le 18 novembre, notre directeur y donna une conférence au Palais Mondial. Sujet : "La Musique Indoue"... ; Naissance. - Alma revue des étudiants de l'Université de Bruxelles attachée au principe qui nous est cher : le libre-examen... ; L'Ordre des Templiers.] (p. [3, col. 2])
Is[idorus]. Van Mens : Une rue de Tunis, bois gravé (p. [4]) 

Document

"Une rue de Tunis, bois d'Isidorus Van Mens"

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vendredi 13 mars 2026

LA DOUCE FRANCE N° 15 (2e année) - OCTOBRE 1919

[Titre : LA DOUCE FRANCE - Sous-Titre : Revue d’art - Fait suite à : LA BELLE FRANCE [mai-septembre 1919] ; LA DOUCE FRANCE en poursuit la numérotation - Prolongements : LES CAHIERS DE « LA DOUCE FRANCE » avec 6 numéros publiés en 1927 et 1928  - Dates de publication : 41 numéros du n° 15 (octobre 1919) au n° 55 (août [?] 1923) - Périodicité : mensuelle - Lieu de publication : Paris - Format : 165 x 255 mm - Couverture : Imprimée en noir sur papier crème - Pagination :  de 80 à 88 pages (pagination suivie) - Prix et abonnements : Paris et départements. – Numéro = 4 francs ; Abonnement d’un an = 32 francs ; Étranger (Union postale). – Numéro = 4,80 francs ; Abonnement d’un an = 40 francs ; puis, modification au dernier numéro (n° 55) : Paris et départements. – Numéro = 4 francs ; Abonnement d’un an = 20 francs ; Étranger (Union postale). – Numéro = 5 francs ; Abonnement d’un an = 30 francs - Directeur : Adolphe Cadot, puis Directeur-Fondateur (à partir du n° 19 de février 1920) - Rédacteur en chef : Emmanuel de Thubert, puis Directeur-Rédacteur en chef (à partir du n° 19 de février 1920) - Collaborateurs (liste exhaustive) : André Abbal, Louis Angé, Auriant, Elisabeth Barret-Browning, Charles Baudelaire, Jacques Bellemère, Émile Bernard, Lysiane Bernhardt, François Bidet, Léon Bloy, Gabriel Brunet, Buisson du Berger [trad.], Adolphe Cadot, Suzanne de Callias, Dr J. Carvallo, Marquis de Castellane, Denise Cools, Joachim Costa, Jean Dars, Adrien Dauzats, Charles Demange, Maurice Desèvre, Marie Dormoy, Paul Dubois-Richard, Lucien Dupuis, J.-N. Faure-Biguet, C.-B. Favre, Henri Favre, Walter Fuerst, Garasse, Hélène Giurgea-Swan, A.-M. Goubert, Grandigneaux, Dom Hébrard, Henri Heine, Paul Jamot, Camille Jullian, Louise Labé, Louis Laloy, Alphonse de Lamartine, Léo Larguier, Philéas Lebesgue, André Lebey, Anatole Le Braz, Abel Léger, Mlle Lichnerowicz [trad.], Emmanuel Loriot-Lecaudey, Abel Léger, Charles Le Goffic, Jean Lynel, Marius Martin, Marie-Madeleine Martineau, Georges Migot, Jean Moréas, Marie Noël, Renée Odic-Kintzel, Jean d’Orsal, Blanche Ory-Robin, Teixeira de Pascoaes, Cécile Périn, Georges Périn, Edmond Pilon, Georges Pradelle, Narcisse Quellien, Jean Ravennes, Germaine de Roctière, Paul Roux, Saint François de Sales, Adam de Saint-Victor, George Sand, Sanglar, Pierre Seguin, Paul Sentenac, Paul Steck, Jean Suberville, Henry-David Thoreau, Emmanuel de Thubert, A. Vaillant, Émile Vaudremer, André Vera, Alfred de Vigny, Virgile, William Butler Yeats, Jules-Émile Zingg - Illusrateurs : André Abbal, C.-A. Angst, Paul Baudouin, Georges Beltrand, Joseph Bernard, Yvonne Bezout, Louis Bouquet, Madeleine Brillouin, Georges Bruyer, Burkhalter, Philippe Burnot, Louis Chadel, Eugène Chapleau, Henry Chapront, P.-E. Colin, Paul Deltombe, J.-J. Denisse, René Denys, Maurice Desèvre, Walter-René Fuerst, Désiré Gay, Marcel Gimond, A.-M. Goubert, Paul Jouve, Pierre Laprade, Jean Lébédeff, Albert Lepreux, Gaspard Maillol, André Maire, Marius Martin, Daniel de Monfreid, Fernand Nathan, Gustave Pierre, Pottier, R.-N. Raimbault, Raymond Renefer, Saintpaul, François-Louis Schmied, Paul Sérusier, Pierre de Vaucleroy, Léon Vigneau, Jules-Émile Zingg - Adresse : 251, boulevard Raspail, Paris - Gérant : Paul Thomas ; puis, à partir du n° 53 (juin [?] 1923) : Emmanuel de Thubert - Imprimeur : Imprimerie Aubun à Ligugé (Vienne)]
LA DOUCE FRANCE
N° 15 (Octobre 1919)
[Date de publication : Octobre 1919 - Couverture : Année, Numéro, Date, Titre, Sous-titre, Rédacteur en chef, Illustration, Adresse - 2e de couverture : Titre, Directeur, Rédacteur en chef, Année, Numéro, Sommaire, Abonnements, Mentions ("M. Emm. de Thubert reçoit aux bureaux de La Douce France, 251, Boulevard Raspail, les mercredi et samedi, de 10 h. à midi." / "Adresser tout ce qui concerne l'administration à M. Paul Thomas (Bureaux de la revue, 251, Boulevard Raspail)."), Tirage de luxe - 3e de couverture : Dépôts ("La Revue est en vente aux librairies : "Ars et Vita", 120, boulevard Raspail / Boulinier, 19, boulevard Saint-Michel / Crès et Cie, 116, boulevard Saint-Germain / H. Cyral, 118, boulevard Raspail / Emile Paul, 100, rue du Faubourg Saint-Honoré / Floury, 1, boulevard des Capucines / Le Soudier, 174, boulevard Saint-Germain / Librairie de France, 99, boulevard Raspail / Librairie Théâtrale, 11, boulevard des Italiens / Méa, 1 bis, rue du Havre / Rey, 8, boulevard des Italiens / Stock, 155, rue Saint-Honoré / Terquem, rue des Mathurins.") - 4e de couverture : Imprimeur - Page [249] : Mentions ("La Revue prend pour titre : La Douce France. / Les lecteurs de La Douce France trouveront entre les pages 264 et 265, montée sur onglet, une gravure sur bois originale : Souvenir des Bords du Rhin, du graveur Désiré Gay. / 20 exemplaires sur chine, numérotés de 1 à 20. Les numéros 11-20 appartiennent à l'artiste. Bois barré après tirage.") - Bas de page 328 : Gérant - Pagination : 80 pages]
Sommaire
Joseph Bernard : Étude, dessin (p. [250])
Emmanuel de Thubert : L'Oracle des géants, poème [en note : "Extrait de La Pythie, tragédie lyrique : scène des oracles."] (p. [251]-253)
Joseph Bernard : Étude, dessin (p. [254])
Georges Pradelle : Bolchevisme, essai [illustré d'un croquis du monument élevé sur une place publique de Moscou pour commémorer la victoire des révolutionnaires sur les "Blancs" (p. 256)] (p. [255]-264)
Désiré Gay : Souvenir des Bords du Rhin, bois gravé (hors texte) 
Blanche Ory-Robin : Tapisserie moderne, étude (p. [265]-278)
Emmanuel de Thubert : Esthétique socialiste : Le peuple créateur, essai (p. [279]-286) 
Henri Heine : Pages d'actualité : Prophéties de Henri Heine, essai [en note : "Extrait du livre : De l'Allemagne, éditions Bibliopolis, pp. 124-127. Le livre De l'Allemagne a été écrit en 1835."] (p. [287]-291)
Paul Steck : Le Mouvement décoratif : L'art et les grandes et petites industries de l'Alsace et de la Lorraine, rapport [en note : "Renseignements puisés au rapport de M. Paul Steck, sur l'Enseignement des Beaux-Arts et des Arts appliqués en Alsace et en Lorraine (mars 1919)."] (p. [292]-299) 
Emmanuel de Thubert : Dans les ateliers : Joseph Bernard, étude [illustrée de 9 dessins de Joseph Bernard hors-texte (p. [301], [302], [304], [305], [308], [309], [311], [312], [313])] (p. [300]-314) 
Grandigneaux : L'apprentissage des métiers d'art, étude [Les professeurs de métiers ; Les écoles privées de l'industrie ; Les doctrines de l'enseignement] (p. [315]-322)
*** : Bibliographie, comptes rendus [de : Rodin, par Muriel Ciolkowska, with twenty five illustrations - (p. [323]) ; Les églises de Constantinople, par Jean Ebersolt et Adolphe Thiers - (p. [323]-325)] (p. [323]-325)
*** : Table des matières du tome III (juin 1914-octobre 1919), table des matières (p. [326]-328)

Documents

"Étude, dessin de Joseph Bernard (p. [250])"


"Illustration de l'article Bolchevisme de Georges Pradelle"

"Souvenir des Bords du Rhin, bois gravé hors texte de Désiré Gay"

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jeudi 12 mars 2026

LES QUATRE VENTS N° 8 (LE LANGAGE SURRÉALISTE) - MARS 1947

LES QUATRE VENTS
N° 8 - Le langage surréaliste (Mars 1947)
[Date de publication : Mars 1947 - Couverture : Titre, Numéro, Titre du numéro spécial, Collaborateurs du numéro, Lieu de publication, Année - 2e de couverture : Muette - 3e de couverture : Muette - 4e de couverture : Muette - Dos : Numéro, Titre, Prix - Pages [1-2] : Muettes - Page [3] : Page de titre - Page [4] : Tirage de luxe - Page [5] : Titre, Sous-titre, Numéro, Titre du numéro spécial, Mention ("Textes réunis par Henri Parisot), Sommaire, Éditeur, Année - Bas de page [6] : Copyright - Page [8] : Muette - Page [158] : Achevé d'imprimer - Pages [159-160] : Muettes - 1 feuillet volant de 4 pages : [a] Sommaire du n° 9 ; [b-c] Catalogue des éditions des Quatre Vents ; Sommaire de L'Âge d'or n° 5-6 (voir "Documents") - Pagination : 160 pages]
Sommaire
Marcel Duchamp : Quand la fumée..., aphorisme (p. [7])
André Breton : Xénophiles : La Lanterne sourde [à Aimé Césaire, Georges Gratiant, René Ménil - daté "août 1941"] (p. [9]-10) ; La porte bat [à Matta - daté "janvier 1943"] (p. 10-11) ; La nuit en Haïti... [daté "janvier 1946"] (p. 11-12) ; La moindre rançon [au pays d'Elisa - daté "février 1946"] (p. 12-14), poèmes en prose (pour le premier et le troisième) et en vers libres ( pour le deuxième et le quatrième) (p. [9]-14)
Antonin Artaud : Les Malades et les médecins : Les malades et les médecins (p. [15]-17) ; Les treuils du sang (réalité) (p. 17-21), poème en vers et prose (p. [15]-21)
Hans Arp : Il chante il chante : Il chante il chante [daté "meudon-val-fleury 1937"] (p. [22]-23) ; Cot cot cot [daté "zurich 1922"] (p. 23-24) ; Je suis un cheval [daté "meudon 1934"] (p. 24-25), poèmes en vers libres (p. [22]-25)
Benjamin Péret : Histoire naturelle : I. - Les quatre éléments : La terre (p. [26]-28) ; L'air (p. 28-29) ; L'eau (p. 30-33) ; Le feu (p. 33-36), poèmes en prose (p. [26]-36)
Michel Leiris : Marécage du sommeil, poème en vers libres [daté "1926"] (p. [37])
François Laloux : L'Amourache : L'amourache (p. [38]-40) ; La maison vide (p. 40-42) ; Le kangourou (p. 42-43) ; La démangeaison des îles (p. 44-45) ; Pression des eaux (p. 45-46) ; Le septième jour (p. 46-47), poèmes en prose (p. [38]-47) 
César Moro : Lettre d'amour : Lettre d'amour (p. [48]-50) ; Adresse aux trois règnes (p. 51-52) ; Comptes à régler (p. 52) ; Les mouvements de l'homme (p. 52-53), poèmes en vers libres (p. [48]-53)
Gisèle Prassinos : Le Jeu : Le jeu [daté "mai 1946"] (p. [54]-55) ; Le gros chèque [daté "mai 1946"] (p. 56-57), contes (p. [54]-57) 
André Frédérique : Curriculum vitae : Curriculum vitae (p. [58]-60) ; Lettre (p. 61), poème en vers libres et poème en prose (p. [58]-61) 
Maurice Blanchard : Le grand passage, essai [en épigraphe : "Une fable que le novice est seul à croire veut qu'on puisse approcher de n'importe quel objet avec une méthode d'investigation choisie arbitrairement. Nicolas. / Il y a aussi des objets qui, étrangement, pour nous existent et n'existent pas : ce sont les objets de notre convoitise. Charles. / Le Surmonde, voilà ! Victor."] (p. [62]-70) 
Georges Roux : Fenêtre d'eau douce : Fenêtre d'eau douce (p. [71]) ; Il était à prévoir (p. 72-74), poèmes en vers libres (p. [71]-74) 
Paul Colinet : Les métamorphoses du vide, conte (p. [75]-79) 
Georges Henein : Lucrezia [à Mounir Hafez] : beauté sans ambages (p. [80]-81) ; Foutralpa (p. 81-82) ; A demain (p. 83), poèmes en vers libres (p. [80]-83) 
Dorothea Tanning : Rêvez-le ou ne le lisez pas, récit [traduit de l'anglais par Jeannine Lambert] (p. [84]-93) 
Patrick Waldberg : Divin marquis, poème en vers libres [à Robert Lebel] (p. [94]-98) 
Lise Deharme : Le Revenant, conte (p. [99]-101) 
Yves Bonnefoy : Un barrage d'oiseaux : Un barrage d'oiseaux (p. [102]-103) ; Au soir des médailles (p. 103-104) ; Le beau temps (p. 104) ; Toute une vie (p. 105), poèmes en vers libres (p. [102]-105) 
J.-M.-A. Paroutaud : Nuit partielle : Nuit partielle (p. [106]) ; Les plates (p. 107-108) ; Pousse épine (p. 108), poèmes en prose (p. [106]-108) 
Claude Roux : Rêve, poèmes en vers libres [daté "31-3-38" - en note : "Né le 28 octobre 1933, à Céreste (Basses-Alpes)."] (p. [109]) 
Marcel Schneider : L'Orphéon délicat [à Henri Parisot] : L'orphéon délicat (p. [110]-111) ; Amer nourri de chardons (p. 111-114) ; Once upon a time... (p. 114), poèmes en prose (p. [110]-114) 
Jacques Charpier : Apprentie : La rue Vercingétorix la nuit... ; Elle est pure... ; Je t'ai donné le nom d'une étoile d'automne..., poèmes en prose [pour les deux premiers] et en vers libres [pour le dernier] (p. [115]) 
Bruno Capacci : Les archives de la chrysalide, récit (p. [116]-117)
Claude Tarnaud : Lettre d'ici bas, poème en vers libres (p. [118]-120) 
Marcel Jean : Phantase, récit (p. [121]-122) 
Yves Battistini : Le Cœur léger : Le cœur léger ; Fontaine (p. [123]) ; Dorothée (p. 124), poèmes en prose [pour les deux premiers] et en vers libres [pour le dernier] (p. [123]-124) 
Myriam Cohen : Z'Œuvres : I. La vie n'est pas chère et garantie... (p. [125]) ; II. Cuisses de marbre... (p. [125]-126) ; III. Elle lui a dit sobrement... (p. 126), poèmes en prose (p. [125]-126) 
Edmond Jabès : Trois filles..., poèmes en prose (p. [127]-129) 
Hans Rodolf Stauffacher : Oumph : Oumph (p. [130]-131) ; Je crache donc je stylo stylis stylit (p. 131-132) ; Premières propositions en vue d'un nouveau langage (considérées dans le sens rétrospectif) (p. 132) ; Hommage à Hans Arp [(Denk an Tzara denk an Arpen an den grossen Huelsenbeck...] (p. 132-133), poèmes en vers libres (p. [130]-133) 
Robert Valançay : C'est plein de nombres là-dedans : C'est plein de nombres là-dedans (p. [134]-135) ; Miraculée 92 [A Miracle I, II, et III] (p. 135-137), poèmes en vers libres (p. [134]-137) 
Iaroslav Serpan : Paroles d'avant la nuit, poème en prose (p. [138]-140) 
Henri Pastoureau : Sur un thème de Grillparzer : I. Ô lâches... [en épigraphe : "Zwei Liebende, die in dem unschuldvollsten Verhältnisse leben, ohne fast ihre Leidenschaft zu ahnen..."] (p. [141]) ; II. il n'est de désespoir... [en épigraphe : "Einmal sprechen sie durch eine Glastüre ; die Scheidewandt macht sie kühner."] (p. 142) ; III. tu baisses la tête comme une palme... [en épigraphe : "Das Mädchen neigt den Kopf gegen das Glas und ihre Lippen rühren darauf."] (p. 142-143) ; IV. une jeunesse gantée de lin qui se déchire... [en épigraphe : "Er küsst si durch's Glas..."] ; V. bouches qui dormiront ensemble... [en épigraphe : "... und mit der unbefangenen Bewusstlosigkeit ist's vorbei."] (p. 143), poèmes en vers libres [daté "Berlin, décembre 1944" - D'un recueil à paraître : L'Eucharistie.] (p. [141]-143) 
Georges-Emmanuel Clancier : De loin en loin..., poème en prose (p. [144]-145) 
Édouard Jaguer : Les Bateleurs du premier mai : Les bateleurs du premier mai (p. [146]-147) ; Le naufrage [daté "janvier 1945"] (p. 147-148), poèmes en prose et en vers libres (p. [146]-148) 
Assia Lassaigne : Il y avait... : Il y avait... ; La mer est très bleue... (p. [149]) ; Je me promène... (p. [149]-150) ; Une église en Espagne... ; Une fête chez Chagall... (p. 150), poèmes en prose (p. [149]-150) 
Lucien Justet : Apologue nautique ou le gardien du phare noir, poème en vers libres et prose (p. [151]-153) 
Christian Dotremont : Les Grottes du tendre : Les grottes du tendre (p. [154]-156) ; L'art d'être visible : I. C'est quinze ans après l'avoir rencontrée... ; II. La première fois que je le lui ai dit... (p. 156) ; III. Elle avait traduit Gérard de Nerval dans sa langue... ; IV. Les yeux comme des revolvers de charme... (p. 157), poèmes en prose (p. [154]-157)

Documents

Feuillet volant


"Quand la fumée..., par Marcel Duchamp"

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mercredi 11 mars 2026

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES (2e année) N° 10 - 1er JANVIER 1891

ENTRETIENS POLITIQUES & LITTÉRAIRES
N° 10 (1er janvier 1891)
[Date de publication : 1er janvier 1891 - Couverture : Imprimée en noir sur papier rouge ; Année, Volume, Numéro, Prix, Titre, Sommaire, Lieu de publication, Éditeur, Adresse, Date - 2e de couverture : Titre, Périodicité, Abonnements, Adresse de l'administration ("M. Edmond Bailly, 11 rue de la Chaussée d'Antin"), Dépôts ("En vente au numéro chez : Edmond Bailly : 11, Chaussée d'Antin ; Marpon et Flammarion : Boulevard des Italiens ; Id. Id. : Rue Auber ; Dentu : Avenue de l'Opéra ; P. Sévin : Boulevard des Italiens ; Tresse et Stock : Galerie du Théâtre-Français ; Brasseur : Galeries de l'Odéon ; Savine : 12, Rue des Pyramides // ET // à Bordeaux : Librairie illustrée de la Gironde ; à Nîmes : A. Catelan : Rue Thoumayne ; à Bruxelles : chez Lacomblez, rue des Paroissiens ; à Liège : aux bureaux de la Wallonie, 8, rue St-Adalbert."- 3e de couverture : Chez divers éditeurs (œuvres de : Paul Adam, Jean Ajalbert, Edmond Bailly, Maurice Barrès, Paul Bourget, Léon Dierx, Edouard Dujardin, Félix Fénéon, Emile Goudeau, F. Hérold, Gustave Kahn, Jules Laforgue, E. Mikhaël et Bernard Lazare, Stéphane Mallarmé, Stuart Merrill, Ephraïm Mikhaël, Gabriel Mourey, Jean Moréas, Francis Poictevin, Henri de Régnier, Adolphe Retté, J.-H. Rosny, Albert Saint-Paul, Jean E. Schmitt, Jean Thorel, Georges Vanor, Paul Verlaine, Villiers de l'Isle-Adam, Francis Vielé-Griffin, T. de Wyzewa) - 4e de couverture : Annonces (Viennent de paraître / EN DECOR par Paul Adam / LE PELERIN PASSIONNE par Jean Moréas / LA GLOIRE DU VERBE par Pierre Quillard // Sous Presse : LE MIROIR DES LEGENDES par Bernard Lazare / ROBES ROUGES par Paul Adam / LES FASTES par Stuart Merrill / EURYTHMIE par Francis Vielé-Griffin) - 2 feuillets publicitaires reliés en tête et fin de numéro : [a] "Chemins de fer de l'Est / Voyages d'excursion avec itinéraires tracés d'avance, au gré des voyageurs" ; [b] "Théâtre Robert-Houdin / 8, Boulevard des Italiens / G. Méliès, Directeur-Propriétaire" ; [c] "Chemins de fer de l'Ouest / Services quotidiens rapides entre Paris et Londres par Dieppe et Newhaven" ; [d] "Chemin de fer d'Orléans / Voyages dans les Pyrénées" - Bas de page 32 : Gérant ; Imprimeur - Pagination : 32 pages]
Sommaire
Jules Laforgue : Dragées grises, aphorismes inédits [précédés des lignes d'introduction suivantes : "Au printemps de 1886, Jules Laforgue écrivit des aphorismes successivement intitulés : PRALINES CREUSES, GRAINS D'ALOES, DRAGEES A AVALER, DRAGEES GRISES. / Ceux qui parvinrent à leur rédaction définitive furent par lui publiés dans LA VOGUE du 25 avril 1886 sous le titre de MENUES DRAGEES AU CAMPHRE. / Les autres sont exactement reproduits ci-après, même informes."] (p. [1]-10)
Paul Adam : Le Parlementarisme, essai  (p. [11]-15) 
Pierre M. Olin : Jameson et Parnell devant la conscience anglaise, essai [à propos de l'explorateur et naturaliste James Sligo Jameson et du politicien irlandais Charles Stewart Parnell] (p. [16]-19) 
Henri Mazel : Le règne des vieux, essai (p. [20]-25) 
Francis Vielé-Griffin : Pourquoi pas ?, polémique [à propos de Maurice Barrès et Jean Moréas] (p. [26]-28)
*** : Notes et notules, brèves [Bibliographie. - En Décor de Paul Adam - signé R. (p. [29]-30) ; Le Pèlerin passionné, par Jean Moréas (p. 30-31) ; Vient de paraître. - Chez Tresse et Stock : L'Imprévu par Gustave Guiches. Une étude d'égoïste, terne et grise, écrite d'une façon honorable et sans charme. ; Chez Genonceaux : Les chants de Maldoror, par le comte de Lautréamont. Réédition d'un livre qui laisse loin derrière lui les hurlements de Pétrus Borel le Lycanthrope, mais qui ne requiert pas un plus grand intérêt que le Champavert. ; A la Librairie de l'Art indépendant : Tête d'or, un drame sans nom d'auteur, où quelques belles scènes visiblement (trop peut-être) inspirées de Shakespeare et d'Eschyle. Nous ne comprenons pas, d'après quelles lois rythmiques ce poème est écrit. ; A Gand : L'Etudiant socialiste, journal mensuel. ; Pour paraître prochainement : Aénor, poème légendaire, par A. Delaroche. L'Echarpe d'Iris, par A. Saint-Paul - (p. 31) ; A la Librairie de l'Art Indépendant, et chez Lacomblez, à Bruxelles : Les Quatre Faces par Bernard Lazare (Edition des Entretiens Politiques et Littéraires) ; Le monde des théâtres. - La honteuse saturnale où l'on a traîné le cadavre de Bizet se complète par l'annonce d'un concours poétique : douze rimeurs éventuels, après avoir touché quelques francs en salaire, verront - à en croire le prospectus - leur œuvre imprimée et ornée de leur propre portrait, à l'eau-forte... ; A l'Odéon Tartufe : M. Maurice Barrès, attitude correcte, conférencie debout et débite de mémoire...] (p. [29]-32)

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